Plan Alzheimer: Poursuivre les efforts engagés, bien au-delà de Décembre 2012

Arrivé bientôt à son terme, le plan national Alzheimer 2008-2012 lancé par Nicolas Sarkozy, devra bien évidemment être poursuivi après Décembre 2012, afin de pérenniser les actions entreprises et de poursuivre plus largement encore les efforts en matière de recherche, d’aide aux malades et à leurs familles.

Parmi les 44 mesures développées par le Plan Alzheimer, la mise en place des Maisons pour l’Autonomie et l’Intégration des Malades d’Alzheimer, les MAIA, mérite plus que jamais d’être poursuivie, partout en France.

En effet, des disparités selon les régions ne permettent pas encore à l’ensemble des 800 000 malades Alzheimer en France, d’être correctement pris en charge et informés, ni à leur famille de pouvoir réellement bénéficier, n’importe où ,d’une formation aidant prévue par le dispositif.

D’autant que pour être efficace, la formation gratuite pour l’aidant Alzheimer, doit être accompagnée d’un encadrement pour le malade lui-même, le temps de la formation, c’est tout l’objet des structures de répit et d’accueil de jour, encore en nombre insuffisant, comme le souligne la présidente de France-Alzheimer Marie-Odile Desana sur le site « destinationsanté.com « :

« Il était prévu de former 20 000 aidants par an. Or pour le moment, 4 500 aidants seulement ont suivi une session de 2 jours. Cette disposition particulière du Plan a mis du temps à démarrer. Car en fait, nul ne s’était demandé qui s’occuperait du malade pendant que son aidant partirait en formation… . Pourtant, c’est une bonne mesure. Elle permet aux aidants de rencontrer d’autres proches, de mutualiser leurs expériences et de revenir avec des recettes pour s’occuper des malades« .

D’où l’urgence de créer davantage encore de centres d’accueil de jour, des services de gardes de nuit. Car, comme le rappelle la présidente de France-Alzheimer, sur les 11 000 places d’accueil de jour prévues, seulement 3000 sont aujourd’hui opérationnelles.

Même constat pour les hébergements temporaires, 510 seulement ont vu le jour alors que 5600 étaient prévus.

Par ailleurs, en plus de la disparité régionale, on observe que certaines structures de jour, ne sont pas occupées, principalement pour les raisons suivantes:

  • Le coût financier pour les familles, notamment lié au transport.
  • La réticence des malades Alzheimer à se rendre dans ces structures.
  • Le manque de souplesse dans la durée du séjour: Un mois est proposé alors que beaucoup de familles désireraient faire appel à ces structures pour une ou deux semaines.

Un budget colossal engagé pour la recherche scientifique

Ainsi, selon le professeur Bernard Croisile, neurologue au CHU de Lyon, s’exprimant sur le site de Destination santé.com:

« Il y a de nombreux aspects positifs en matière de recherche. Comme par exemple, la création de la Banque nationale Alzheimer (BNA). Nous commençons à recueillir les premiers profils génétiques( ...) La Fondation Nationale de Coopération Scientifique sur la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées, dirigée par le Pr Amouyel, est centrée sur la génomique et a fédéré une programmation conjointe de recherche sur la maladie d’Alzheimer regroupant 27 pays européens. D’une manière générale, le budget recherche était conséquent, mais il n’a pas été facile de trouver suffisamment de grands projets. Aussi bien en matière de recherche clinique et sociale qu’en neurosciences ».

De fait, les efforts engagés jusqu’à ce jour par le Plan Alzheimer, méritent bel et bien d’être poursuivis au delà de l’échéancier de Décembre 2012.

Ce sera donc au nouveau gouvernement de François Hollande, de veiller à pérenniser toutes les actions accomplies, afin d’aider les malades Alzheimer et leurs familles, en plaçant ce sujet au cœur des priorités nationales en matière de santé publique.

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