Vaincre la dépression pour éviter la maladie d’Alzheimer

Un cas de maladie d’Alzheimer sur deux serait évitable si l’on supprimait certains facteurs de risque, parmi lesquels figure la dépression nerveuse. Maladie à part entière, elle doit être traitée sérieusement et rapidement afin de ne pas laisser de séquelles aux lourdes conséquences. Retrouver le goût de vivre, pratiquer des activités stimulantes, avoir une bonne hygiène de vie, reste pour beaucoup un défi difficile à surmonter, mais l’enjeu est de taille. Il permet de retarder considérablement les risques de survenue de la maladie d’Alzheimer…

En effet, parmi les sept facteurs aggravants les plus couramment cités tels que: (Source: Étude des chercheurs Deborah Barnes et Kristine Yaffe de l’Université de Californie, publiée sur le site e-Santé.fr)

  • Un faible niveau d’instruction (19% des cas) car même si la maladie d’Alzheimer touche toutes les catégories socio-professionnelles, elle survient plus tôt chez les personnes ayant effectué de courtes études, en raison de leur faible réserve cognitive. A contrario, on constate que chez les personnes qui ont mené des études supérieures, la maladie d’Alzheimer s’installe plus tard, mais évolue néanmoins très rapidement.
  • Le tabagisme présent dans 14 % des cas est également considéré comme facteur aggravant.
  • L’inactivité physique est responsable dans 13 % des cas. Alors qu’une courte marche quotidienne ou 20 minutes d’exercices pratiqués trois fois par semaine prévient fortement ces risques.
  • La dépression concerne 11 % des cas d’Alzheimer et justifie de ce fait un traitement efficace en amont.
  • L’hypertension (5 % des cas) est un facteur connu et souvent présenté comme le risque majeur par nombre de spécialistes. De sorte que les traitements anti-hypertenseurs s’avèrent être largement protecteurs face à la maladie.
  • L’obésité (2 % des cas) accentue les risques d’où l’impérieuse nécessité d’une alimentation saine et équilibrée, de type régime méditerranéen, à tout âge, afin de conserver un Indice de Masse Corporelle (IMC) toujours inférieur à 30, et par extension sa mémoire !
  • Enfin, le diabète, intervient dans 2% des cas d’Alzheimer comme un facteur aggravant. Là encore un traitement continue s’impose.

Ainsi, selon le Docteur Philippe Presles:

« La dépression s’avère être un véritable fléau, comme si la perte du goût de vivre ouvrait la porte aux problèmes de santé (…) L’entraînement au bonheur et la prise en charge précoce des dépressions sont à prendre en considération. Cela veut dire que s’intéresser au bonheur, lire des livres sur ce sujet, en discuter, chercher à comprendre comment être plus heureux sont des attitudes saines. Nous sommes capables grâce à notre conscience d’être heureux dans les pires circonstances et malheureux dans les meilleures… Alors autant le savoir et s’arranger le plus possible pour être heureux. »

Prévenir et traiter dès le moindre signe dépressif

Consulter son médecin traitant, lui confier « ses états d’âme » si l’on a tendance à « broyer du noir » peut sauver. Entamer une thérapie est un moyen efficace d’éviter la spirale infernale.

« Se remettre au sport et être plus actif physiquement est un bon réflexe : l’effet thérapeutique est aussi rapide et plus durable qu’avec les antidépresseurs. Mais prendre des antidépresseurs si nécessaire est aussi un bon réflexe. Ce qui compte, c’est de ne pas être passif, au risque que les choses s’aggravent psychiquement. » Explique le Docteur Philippe Presles.

Un enjeu de taille, au niveau individuel et collectif puisque réduire de 25% ces sept facteurs de risque permettrait de prévenir 3 millions de cas d’Alzheimer à travers le monde.

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