« Prévenir et aider pour mieux vivre la maladie » le mot d’ordre de France-Alzheimer.

S’il n’existe aujourd’hui aucun moyen, scientifiquement prouvé, d’éviter la maladie d’Alzheimer, l’association France-Alzheimer rappelle que prévenir, ne consiste pas seulement à éviter l’apparition de la maladie, ou en guérir, mais c’est aussi et surtout agir sur la qualité de vie du malade et de son entourage familial, les aidants, afin d’améliorer leur vécu au jour le jour…

Ainsi, pouvoir établir un projet de vie intégrant toutes les difficultés mais également les nombreuses possibilités de la personne atteinte, constitue une première étape dans la prise en charge de la maladie.

Pour le psychologue Judith Mollard, experte auprès de France-Alzheimer:

« La maladie d’Alzheimer ne prive pas du jour au lendemain la personne de toutes capacités mnésiques mais elle les fragilise progressivement, entraînant souvent une perte de l’initiative, une baisse de l’estime de soi, une possibilité de repli sur soi qui à terme isole la personne malade et l’exclut de toute vie sociale. Vivre avec une maladie grave et longue conduit à des réajustements dans la vie quotidienne, à des redéfinitions de soi et des rapports aux autres qui sont essentiels et qui doivent être accompagnés. »

Car ce qu’il faut à tout prix éviter c’est l’isolement et le repli sur soi, non seulement du malade mais surtout de l’aidant, généralement le conjoint.

Un tel isolement peut hélas entrainer de terribles drames familiaux, comme ces faits-divers des dernières semaines nous l’ont montré. (Lire articles précédents).

« C’est la spirale de l’épuisement qui entraîne des risques physiques et psychologiques pour l’aidant, explique le psychologue Judith Mollard. Il est important de pouvoir parler de la situation avec la personne malade si elle n’est pas dans le refus ou déni du diagnostic et de ses difficultés. Parler, échanger, expliquer, intégrer le proche malade aux décisions qui doivent être prises dans le cadre de son accompagnement. Il est nécessaire également que l’aidant principal puisse de son côté être soutenu, épaulé, conseillé, guidé. Il peut trouver cette aide au sein de son groupe familial mais ce n’est pas toujours le cas. Les associations
de famille sont alors un bon relais pour proposer cette écoute spécifique et au long cours. »

C’est tout l’objectif des haltes-relais instaurés par l’association permettant à l’aidant de souffler et au malade de maintenir du lien social, de participer à des activités thérapeutiques visant à le stimuler.

De plus, pour aider à comprendre le malade, et apprendre à mieux se comporter vis à vis de lui, des « formations-aidants familiaux » sont dispensées gratuitement un peu partout en France, par le biais d’associations « France-Alzheimer ».

Ainsi, comme témoigne un membre de l’association, Alain. A, aidant d’une épouse atteinte de la maladie d’Alzheimer:

« Après sept années d’errance, de solitude et d’angoisse depuis le début de la maladie de ma femme, j’ai eu la chance de participer à une session de cinq séances de formation des familles. Chaque séance a apporté des informations
sur un thème précis et permis aux participants d’intervenir en faisant part de son expérience et de ses difficultés…

Depuis que je suis devenu un “ aidant naturel ”, une bien jolie expression, la vie a repris un sens. »

Pour recevoir de l’aide et bénéficier d’une formation, contactez l’association France-Alzheimer au 0 811 112 112 ou sur internet: http://www.francealzheimer.org/


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