Archive pour le mot-clef ‘Ehpad Alzheimer’

Comment devenir un meilleur aidant Alzheimer ? Une formation sur mesure !

mardi 11 juin 2019

Une formation pour Aidant Alzheimer. De quoi s’agit-il ? Entièrement gratuite, elle s’adresse aux proches du malade, à savoir l’aidant familial principal, généralement le conjoint ou l’enfant, ainsi que la personne de confiance, afin d’améliorer la prise en charge du malade au quotidien. Elle fait partie de la mesure N°2 sur les 44 mesures du Plan-Alzheimer 2008-2012 instauré par le gouvernement Sarkozy. Cette formation dure 15 heures, réparties en 5 modules, une fois par semaine ou une semaine sur deux, en fonction des endroits où elle est proposée.

Devenir un meilleur aidant Alzheimer

Quelle attitude adopter au jour le jour et en moment de crise ? Quel type de réaction est à éviter face à un conjoint malade d’Alzheimer ? Comment la maladie va- t- elle évoluer et à quel rythme ? Quelles sont les aides possibles à domicile ou en EHPAD ? Toutes ces questions sont abordées librement au cours de la formation dispensée par un psychologue et des bénévoles de l’association France-Alzheimer dans 88 départements de France…Ce programme favorise également les échanges entre les différents participants regroupés en petit effectif autour d’une table, et confrontés aux mêmes difficultés psychologiques, ou matérielles…

Témoignage d’un aidant Alzheimer

Ainsi, comme témoigne un membre de l’association, Alain. A, aidant d’une épouse atteinte de la maladie d’Alzheimer: après sept années d’errance, de solitude et d’angoisse depuis le début de la maladie de ma femme, j’ai eu la chance de participer à une session de cinq séances de formation des familles. Chaque séance a apporté des informations sur un thème précis et permis aux participants d’intervenir en faisant part de son expérience et de ses difficultés… Depuis que je suis devenu un « aidant naturel », une bien jolie expression, la vie a repris un sens.
Pour vous inscrire à une formation aidant Alzheimer, près de chez vous, contactez l’association France-Alzheimer au 0 811 112 112 www.francealzheimer.org

Les règles d’or du malade Alzheimer et de son aidant

mercredi 5 juin 2019

Les règles d’or du malade Alzheimer

  1. Sachez qu’un suivi médical régulier par votre médecin traitant et le médecin spécialiste de la maladie d’Alzheimer vous sera proposé avec des bilans de santé réguliers, faites-vous aider pour la réalisation pratique de ce suivi.
    2. Veillez à prendre régulièrement votre traitement et à réaliser vos soins, pour cela, demandez l’aide de votre entourage ou d’une tierce personne.
    3. N’hésitez pas à demander de l’aide en expliquant aux personnes de votre entourage que vous avez des problèmes de mémoire, montrez-leur, au besoin, votre carte de soins.
    4. Discutez avec votre médecin de la possibilité d’avoir de l’aide à la maison pour le ménage, la préparation des repas.
    5. Simplifiez l’agencement de votre domicile, demandez à votre entourage de vous aider à réorganiser votre garde-robe et vos tiroirs pour faciliter les actes de la vie quotidienne.
    6. N’hésitez pas, si vous ressentez le besoin d’un soutien, à demander une aide psychologique auprès d’un professionnel de santé, et, s’il s’agit d’un problème social, à vous rapprocher d’un(e) assistant(e) social(e).
    7. Désignez, éventuellement, une personne de confiance pour vous assister dans vos décisions et faites connaître ses coordonnées à votre médecin traitant.
    8. Portez toujours sur vous votre carte de soins, elle peut vous être utile, particulièrement en cas de consultation urgente ou non, d’hospitalisation.

Les règles d’or de l’aidant Alzheimer


1. Veillez à ce que votre proche suive régulièrement ses soins.
2. En cas d’hospitalisation, d’anesthésie, de consultation médicale urgente ou non, de soins (dentaires, infirmiers…), informez le professionnel de santé de la maladie de votre proche et montrez-lui la carte de soins.
3. Consultez le médecin en urgence en cas de troubles du comportement d’apparition brutale (agitation, somnolence, inversion du rythme du sommeil…).
4. Évitez que la personne malade n’accède à des produits potentiellement dangereux (toxiques, médicaments, produits ménagers…).
5. Dans la vie quotidienne, afin d’aider au mieux la personne malade, suivez les «conseils de prise en charge » indiqués à la page précédente.
6. Veillez au maintien de l’autonomie de la marche et à proposer une alimentation équilibrée, permettant de maintenir un poids suffisant.
7. Assurez-vous que la personne malade porte toujours sur elle sa carte de soins : insérez dans le porte-carte la dernière ordonnance et le bilan de consultation.
8. Préservez aussi votre propre santé. En cas de difficultés ou d’épuisement, faites appel au médecin et n’hésitez pas, si vous en ressentez le besoin, à demander le soutien d’un professionnel ou à avoir recours à une structure d’accompagnement ou de répit.
9. N’hésitez pas à vous rapprocher d’autres familles en contactant l’Association France Alzheimer ou des organismes comme Retraite Plus.

Claude et la maladie d’Alzheimer, témoignage

mardi 28 mai 2019

Voyons le cas de Claude, 79 ans et depuis deux ans en traitement contre la maladie d’Alzheimer: « Tout a commencé par un accident vasculaire cérébral survenu lors d’une soirée, et puis un immense trou noir, impossible de me souvenir de cette soirée à laquelle mon épouse me soutenait avoir été la veille. Jusqu’à présent je suis incapable de m’en rappeler … C’est à partir de là que nous avons consulté un neurologue. J’ai effectué tous les tests et analyses ainsi qu’un IRM puis… le diagnostic est tombé : Début d’Alzheimer! « 
Cela a d’abord été pour moi et toute la famille un grand choc. D’autant que j’ai toujours été très actif, travaillant depuis l’âge de 14 ans jusqu’à 77 ans ! Je suis d’ailleurs persuadé que c’est le fait d’avoir arrêté de travailler qui a entraîné cette maladie… Cela a été pour moi une trop grande coupure avec le monde extérieur. En tant que commerçant puis animateur, j’ai toujours aimé le contact avec les autres. Je pouvais discuter pendant des heures avec les clients, j’aimais vendre, plaisanter, et puis d’un coup plus rien…Enfin, soupire Claude,  j’ai commencé aussitôt le traitement, un comprimé par jour et une visite tous les trois mois chez le neurologue. Mon état est stable. Ce médicament me convient bien.

Mes plus gros problèmes ? Me souvenir des dates d’anniversaire de mes enfants et petits-enfants….

Il m’arrive de confondre puis d’oublier leurs prénoms…J’ai eu aussi beaucoup de soucis avec ma carte bancaire, à cause du code, et il m’arrive souvent de perdre mes clés, mes lunettes, de ne plus savoir où j’ai garé ma voiture sur le parking du supermarché et de la chercher pendant des heures, de répéter plusieurs fois les mêmes histoires, selon mes proches et, parait-il, de laisser systématiquement les lumières allumées, le réfrigérateur ouvert, d’après mon épouse, mais je ne me sens pas malade. Je m’efforce d’avoir des activités, de marcher tous les jours au parc, de faire les courses et ainsi pouvoir parler avec les clients et les commerçants. C’est toute ma vie… Je me suis rendu une seule fois à un atelier mémoire, mais cela ne m’a pas convenu. Je crois que je n’en ai pas besoin pour l’instant ou alors le contact avec des personnes plus atteintes me dérange… J’aime rigoler, chaque fois que je vais chez le neurologue, il me dit en partant avant d’avoir payé : « Vous n’oubliez rien? » et je lui réponds aussitôt, ah ce doit être à cause de ma maladie d’Alzheimer… »

Où héberger un malade Alzheimer ?

Parce que la maladie d’Alzheimer est évolutive, elle nécessite une prise en charge spécifique et adaptée à chaque stade de la maladie. Hélas, arrivé au stade critique le placement en maison de retraite spécialisée Alzheimer s’impose souvent aux familles comme l’ultime solution. Néanmoins, il doit être progressif afin d’optimiser les chances d’une bonne intégration en EHPAD Alzheimer.

Pourquoi s’adresser à un conseiller en gérontologie pour trouver un EHPAD Alzheimer?

mardi 21 mai 2019

Edith est conseillère en gérontologie pour l’organisme Retraite Plus. Depuis 5 ans, elle a dû gérer personnellement des milliers de demandes d’entrée en maison de retraite. Loin de les considérer comme de simples dossiers administratifs, la conseillère en gérontologie a su chaque fois apporter l’écoute nécessaire pour comprendre chaque famille, chaque cas et trouver dans les meilleurs délais une solution adaptée aux besoins du patient Alzheimer et de sa famille. Voici son témoignage et ses conseils.

Qui en général vous contacte pour une demande d’entrée en maison de retraite ? Les enfants, le conjoint, ou quelqu’un d’autre?


« Le plus souvent ce sont les enfants qui nous contactent, désemparés, n’arrivant plus à s’occuper convenablement d’un parent devenu dépendant de soins et d’attentions constants. Ils sont toujours très attachés à leur père et leur mère et veulent les maintenir le plus longtemps possible à domicile, conformément à leurs  souhaits personnels. Hélas, ils ne peuvent plus,  malgré toute leur bonne volonté, être en permanence à leurs  côtés. Malgré la présence d’une aide-ménagère, d’une infirmière, chaque nuit leur parent se retrouve seul et court un danger certain. La moindre chute peut être fatale, comment pourrait-il s’en sortir ? C’est ainsi que se pose la question de l’entrée en maison de retraite spécialisée Alzheimer.

A quel stade de la maladie d’Alzheimer vous contacte-t-on ? Quelle est alors votre démarche ?


Après les avoir longuement écoutés, car il peut y avoir des points de vue différents au sein d’une même famille, certains sont réticents, culpabilisent, préféreraient une garde alternée chez chacun des enfants. Or, ce qu’il faut à tout prix éviter chez un malade Alzheimer c’est le changement d’habitude, la perte de repères. Il a besoin à tout prix d’une grande stabilité. Ces ruptures ne sont pas seulement perturbantes pour le patient, elles accélèrent sa dégradation. Le maintien à un domicile fixe, et non chez les uns et les autres, est tout à fait préférable. Lorsque celui-ci n’est plus possible et que la famille et l’intéressé sont d’accord pour un placement en établissement,  tout est aussitôt mis en œuvre pour trouver dans les meilleurs délais une maison de retraite correspondant à leurs besoins: Budget, confort, proximité. Et ce, quel que soit le stade, léger, modéré ou sévère de la maladie. Ceux qui arrivent à un stade léger ou modéré ont, de fait, davantage de chances de s’adapter dans de bonnes conditions car ils sont encore conscients et capables d’intégrer la maison et de se créer des repères.

Quelles sont les difficultés rencontrées par les aidants Alzheimer au jour le jour puis les obstacles à l’entrée en maison de retraite Alzheimer?


Parfois les choses sont compliquées, car malgré la perte d’autonomie du parent, celui-ci refuse l’entrée en établissement. Les enfants, ou le conjoint qui est à bout et ne peut plus faire face, se retrouvent déchirés ; il y a d’un côté la volonté de respecter le choix du patient Alzheimer et de l’autre une très dure réalité. Lorsqu’il s’agit des enfants, ils sont partagés entre leur propre vie professionnelle et  familiale et la charge immense que représente un parent malade. Certains sont non seulement au bout du rouleau mais leur couple est en danger, leurs enfants négligés…La situation est, pour tous, invivable. Le conjoint perd pied, sa santé devient elle aussi défaillante. Il faut réagir très vite. La seule alternative est alors la mise sous protection juridique  du patient, et ce n’est qu’une fois celle-ci  obtenue que le placement peut être effectué.

Les demandes portent-elles sur des maisons de retraite spécialisées Alzheimer?


L’immense majorité des malades Alzheimer est hébergée dans des maisons de retraite médicalisées, des Ehpad, ne disposant pas forcément d’unité de vie Alzheimer. Car ces unités protégées disposent de peu de lits et sont réservées à des patients qui doivent rester dans un secteur sécurisé, soit en raison de comportements agressifs, ce qui gênerait l’ensemble des autres résidents, soit pour leur propre sécurité (agressivité, agitation, fugues).Tous les autres, soit près de 80% des cas, peuvent intégrer une maison de retraite médicalisée classique.

La maladie d’Alzheimer, qui est concerné ?

mercredi 13 mars 2019

heberger un proche resizee32 000 patients Alzheimer ont moins de 65 ans. 250 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France. Tandis que 25 millions de personnes sont atteintes de la maladie d’Alzheimer ou maladies apparentées, à ce jour dans le monde. Néanmoins, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que 36 millions de personnes en souffriraient réellement, compte tenu du fait qu’une personne sur deux n’est pas diagnostiquée. Ce chiffre pourrait passer à 42 millions en 2020, et à 81 millions de personnes en 2040. Lire le reste de cet article »

Pourquoi un placement en EHPAD Alzheimer est-il plus délicat?

mardi 5 mars 2019

Un placement en maison de retraite pour une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer sera plus délicat compte tenu de la symptomatologie associée à cette maladie. C’est pourquoi la structure choisie devra répondre à différents critères bien spécifiques. Lire le reste de cet article »

Le blog des maisons de retraite Alzheimer
Le numéro de www.maison-de-retraite-alzheimer.fr
photo de maisons de retraite Alzheimer