Les études et la maladie d’Alzheimer

Cela fait déjà plusieurs années que les professeurs ont vu une certaine relation de cause à effet entre le degré d’études et les facteurs intellectuels et l’évolution des maladies neurodégénératives, telle qu’Alzheimer.

Ainsi, des analyses ont été menées dans ce sens par une équipe de scientifiques anglais et finlandais afin d’observer à quel point le fait de poursuivre de longues études étant jeunes, peut nous préserver de maladies liées aux facteurs mentaux dans notre vieillesse.

Les résultats publiés dans la revue américaine Brain la semaine dernière, ont été très clairs. Un long cursus scolaire permet de conserver ses facultés cognitives intactes plus longtemps. Ainsi, une personne retarderait l’apparition de la maladie d’Alzheimer de 7 à 10 ans.

La logique est évidente : les personnes qui ont fait de longues études dans leur jeunesse, ont forcé leur cerveau à être actif sur une plus grande période. Les facultés de cette personne ne se sont pas interrompues pendant plus d’années, qu’une personne ayant suivi le cursus minimal. Ainsi, même après plusieurs années, le cerveau continue de s’activer, à un autre rythme certes, mais il ne reste pas inactif car il est entraîné à réfléchir, penser…

La question principale était de savoir si de longues études permettaient au cerveau de ne pas voir apparaître des lésions cérébrales, lesquelles provoquent la maladie d’Alzheimer, ou tout simplement d’atténuer leur impact une fois que les lésions apparaissent.

C’est donc principalement sur cette interrogation que les études anglo-finlandaises se sont déroulées. L’équipe a travaillé sur 832 cerveaux de personnes décédées. Dans leur vieillesse, ces personnes avaient participé à des enquêtes en répondant à des questions tels que leur niveau d’étude, leur état de santé, leur milieu socioculturel…

A l’issue de ces autopsies et recherches, l’équipe a pu affirmer sans aucun doute, qu’un long cursus scolaire permettait de mieux gérer les lésions cérébrales mais absolument pas d’empêcher leur apparition.

Le Pr Jean-François Dartigues, neurologue à Bordeaux, explique que «Le niveau d’études confère des capacités de réserves cognitives très importantes, par le biais notamment du réseau de connexions neuronales et de la taille des neurones».

Ce même professeur encourage vivement ses patients à développer une passion intellectuelle, telle que la lecture d’ouvrages dont les personnes pourront discuter par la suite avec son entourage.

Encore une bonne raison de prolonger son séjour sur les bancs de l’école…

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