Les antihypertenseurs bénéfiques également contre la maladie d’Alzheimer

On savait déjà que le contrôle de l’hypertension artérielle, dès la quarantaine, permettait de retarder la survenue de la maladie d’Alzheimer. En effet, l’hypertension est le facteur de risque le plus important, car elle favorise les AVC qui entrainent des lésions cérébrales. Aussi, l’hypertension doit être absolument traitée.

D’autant que des médicaments existent et sont efficaces. Il s’agit des antihypertenseurs.

Une étude irlando-canadienne vient de démontrer qu’ils sont également bénéfiques chez les patients Alzheimer, en agissant sur le ralentissement du déclin cognitif…

Une amélioration prometteuse

En effet, les chercheurs dirigés par le Docteur William Molloy, de l’université de Cork en Irlande, ont comparé le déclin cognitif de 361 patients canadiens souffrant principalement d’Alzheimer mais aussi de démence vasculaire et de démence mixte.

A savoir, la démence vasculaire est définie comme un trouble cognitif qui survient après des accidents vasculaires cérébraux (AVC) tandis que la démence mixte associe Alzheimer et lésions vasculaires. (Sources: AFP et Presse.ca de Montréal, édition du 25/07/2013.)

Or, sur cet échantillon, 85 malades prenaient un inhibiteur de l’Enzyme de Conversion de l’Angiotensine (ECA ou CACE en anglais) avant le début de l’évaluation, 276 n’en prenaient pas et parmi ce dernier groupe, 30 ont commencé un traitement ECA après le démarrage de l’évaluation.

«Cette étude montre une petite réduction dans le rythme du déclin cognitif (…) chez les patients prenant un inhibiteur CACE comparativement à ceux qui n’en prennent pas du tout» explique le Dr William Molloy de l’Université de Cork en Irlande.

Pour les 30 patients à qui l’on a prescrit ce médicament pour la première fois, les résultats paraissent plus nets : lors des six premiers mois de traitement, non seulement le déclin cognitif est enrayé mais les performances cérébrales s’améliorent.

«C’est la première étude à démontrer que les performances cognitives s’améliorent chez les patients qui commencent» ce type de traitement, confirme l’équipe. Même si une étude plus approfondie est nécessaire pour conforter ces résultats prometteurs et les valider dans le temps.

«Si ces données peuvent être reproduites dans un essai à l’aveugle suffisamment long (…), ces médicaments devraient présenter des avantages significatifs pour retarder ou même prévenir la démence», conclut l’article publié dans la revue médicale BMJ Open.

Prudence et longueur de temps…

La prudence, dans ce domaine reste toutefois de rigueur. De nombreuses déceptions dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer sont souvent à déplorer. Si bien, qu’à ce jour, seuls des traitements agissant sur les symptômes (tels que les troubles du comportement) sont réellement efficaces et permettent à des millions de patients Alzheimer à travers le monde (au total 36 millions de malades selon l’OMS) une relative qualité de vie pendant une dizaine d’années. Toutes les pistes de recherche pouvant à terme enrayer la maladie sont toujours à l’essai…

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