Le souci de la bientraitance dans les EHPAD Alzheimer : Une directrice témoigne

Nurse hugs an elderly disabled woman Si les consignes de sécurité sont généralement observées de manière draconienne dans les EHPAD Alzheimer afin d’éviter les chutes et les fugues- principales sources de danger chez ce type de patients- il n’en demeure pas moins que la recherche du bien-être, la qualité relationnelle et l’attention portée aux malades doivent rester une priorité absolue. Raisons pour lesquelles, la bientraitance ne peut être garantie qu’avec un ratio de personnel important dans les unités de vie Alzheimer. Un aide-soignant pour deux patients est dans ces cas là, un minimum nécessaire.

Comment en effet, dispenser les soins qui s’imposent, accorder à tout un chacun l’attention qu’il mérite si le personnel est débordé ?

« Nous sommes là pour essayer de leur faire passer les dernières années de leur vie d’une manière acceptable, qu’ils traversent cette période d’une manière paisible. Pour chaque résident il faut connaître son histoire, construire un projet personnalisé, connaître les compétences qu’elle a encore. Il s’agit d’apporter le soin adapté à la personnalité du résident qui est ici chez lui » explique à La Nouvelle République, Nadia Bachi, directrice d’Ehpad dans l’Indre et Loire. Le projet de vie et de soins est porté par toute une équipe spécialement formée aux thérapeutiques du patient désorienté.

« Nous devons mettre l’accent sur la qualification des professionnels, souligne la directrice. Le ratio d’encadrement est de 0,5 poste par résident mais aujourd’hui, les équipes courent après le temps. Le paradoxe, c’est qu’on prend en charge des gens qui ont besoin qu’on passe du temps avec eux, face à l’angoisse de se voir vieillir, et de la mort. Ils ont un autre rythme. On doit pouvoir le respecter, mais on n’en a pas toujours les moyens. A cela s’ajoute une demande de transparence et de connaissance de la prise en charge de plus en plus importante des familles. »

Et l’exigence est grande. Ici, comme ailleurs, les places d’EHPAD en unité de vie Alzheimer sont rares et onéreuses.
Elles varient entre 50 et 100 euros par jour. Le reste à charge pour les familles est encore trop lourd, malgré de nombreuses aides sociales et financières possibles. Pourtant, c’est à ce prix là, que de nombreux patients Alzheimer, arrivés à un stade critique de la maladie, peuvent bénéficier d’une bonne prise en charge médicale et sociale. Une aide de tous les instants, difficilement réalisable à long terme à domicile…

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