Et si être bilingue pouvait protéger d’Alzheimer ?

NeuronApparemment, le fait de parler deux langues peut protéger de la maladie d’Alzheimer. C’est en tout cas ce qu’affirment les chercheurs de l’Université Concordia de Montréal. D’après eux, le bilinguisme permettrait au cerveau de compenser les effets néfastes de la maladie d’Alzheimer en le rendant plus dense au niveau de la matière grise ce qui protégerait du déclin cognitif.

Un test réalisé sur 26 personnes atteintes d’Alzheimer

Parmi les 68 personnes âgées participant à l’étude, 26 personnes étaient atteintes de la maladie d’Alzheimer. La moitié parlait une seule langue et l’autre moitié était bilingue. En utilisant les données des IRM des patients, les chercheurs sont parvenus à la conclusion que « le bilinguisme fait appel à des régions spécifiques du cerveau et peut accroître l’épaisseur du cortex ainsi que la densité de la matière grise ». « Ces différences structurales s’observent dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de trouble cognitif léger ». C’est donc cette densité qui permettrait de compenser les dysfonctionnements du cerveau dus aux troubles cognitifs et à la maladie d’Alzheimer.

Les personnes multilingues sont avantagées

Pour Nathalie Phillips, principal auteur de ce travail : « Nos résultats appuient les travaux indiquant que le fait de parler plus d’une langue s’inscrit parmi les nombreux aspects du mode de vie qui contribuent à la réserve cognitive »« Notre étude donne à penser que les personnes multilingues sont en mesure de compenser la perte de tissus liée à la maladie d’Alzheimer, car elles accèdent à d’autres réseaux ou régions du cerveau pour traiter la mémoire ». Par ailleurs, d’autres études avaient déjà prouvé que faire travailler son cerveau pouvait éviter la maladie d’Alzheimer. En effet, Lire, se familiariser avec internet, effectuer des mots croisés, sudoku ou parties de scrabble ainsi que jouer à des jeux de société en famille pour joindre l’utile à l’agréable, permet de renforcer ses réserves cognitives.

Mener une vie sociale intense protège aussi d’Alzheimer

Effectivement, il a été prouvé qu’un état dépressif se répercute sur la production de néoneurones et entraîne un cercle vicieux qui maintient cet abattement. A contrario, mener une vie sociale riche et intense, par exemple à travers du bénévolat auprès d’associations, participer à des ateliers de chants ou de théâtre est excellent pour la mémorisation, et permet de réduire de manière significative les risques de survenue d’Alzheimer. Curiosité, éveil et plaisir ont une influence bénéfique sur la faculté de mémorisation des tâches difficiles. Ces résultats devraient donner lieu à des protocoles thérapeutiques adaptés en maisons de retraite ou EHPAD Alzheimer.

 

 

 

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