Déremboursement des médicaments Alzheimer : Marisol Touraine dit non!

marisolC’est officiel, la ministre de la Santé vient d’annoncer, le 26 octobre sur RTL, qu’elle ne suivrait pas la Haute autorité de santé (HAS) dans sa recommandation de dérembourser les médicaments contre la maladie d’Alzheimer. Néanmoins, il n’est pas sûr, que cela soit une bonne nouvelle!

Médicaments anti-Alzheimer  : Des effets secondaires dangereux

En effet, la HAS, autorité publique indépendante, a rendu le 21 octobre un verdict sans appel, via sa Commission de la transparence :  Les quatre médicaments spécifiques de la maladie d’Alzheimer ont un service médical rendu « insuffisant », n’autorisant pas leur remboursement. Le problème étant les trop nombreux effets secondaires qu’ils induisent et ce, pour un bénéfice non avéré. Selon la commission : Ces médicaments ont une « efficacité au mieux modeste associée à une mauvaise tolérance », plus encore, elle rajoute que : « l’intérêt de ces médicaments est insuffisant pour justifier leur prise en charge par la solidarité nationale ». C’est ce qu’on pouvait lire dans son dernier communiqué de presse très explicite : « Au regard de l’absence de pertinence clinique de l’efficacité de ces médicaments et des risques de survenue d’effets indésirables, la HAS considère que ces médicaments n’ont plus de place dans la stratégie thérapeutique. »

Médicaments anti-Alzheimer  : quels sont-ils?

Les traitements médicamenteux contre la maladie d’Alzheimer appartiennent à deux catégories différentes : Les inhibiteurs de la cholinestérase et les anti-glutamate. Néanmoins, aucun d’eux ne peut guérir la maladie car à ce jour, il n’existe malheureusement pas encore de traitement curatif agissant sur les mécanismes cellulaires de la maladie. Les traitements actuels peuvent ralentir la progression symptomatique de la maladie, mais ne sont pas capables d’empêcher la dégénérescence et la mort neuronale. Cependant, ceux-ci permettent une amélioration modérée mais significative des fonctions cognitives en augmentant les capacités d’attention et d’autonomie. Ces traitements médicamenteux sont obligatoirement réévalués au bout de 6 mois afin de tester leur efficacité et vérifier les effets secondaires éventuels liés à la prise de ces traitements. En effet, ce n’est que dans certains cas que ces médicaments provoquent une amélioration durable et une diminution de certains troubles du comportement. Ils induisent surtout  des effets secondaires, le plus souvent gastro-intestinaux ainsi que des crampes musculaires et de la bradycardie.

Alzheimer : Les thérapies non médicamenteuses

C’est pour cette raison que les médecins conseillent d’allier des thérapies non médicamenteuses à ces traitements médicamenteux, dans le cadre d’une stratégie globale visant à l’amélioration du bien-être des patients. Ces thérapies non médicamenteuses sont nombreuses et variées (l’art-thérapie, la musico- thérapie, la zoothérapie…). Elles se distinguent des activités classiques proposées au sein des maisons de retraite Alzheimer car ce sont avant tout des thérapies capables de préserver les capacités restantes et de mobiliser les sens, en stimulant la mémoire sensorielle du patient Alzheimer.

 

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