Communiquer avec un malade Alzheimer

Lorsque la maladie est arrivée à un stade avancé, la personne qui en est atteinte, n’arrive plus à communiquer aussi facilement.

Pourtant, il faut maintenir cet échange, le provoquer et avoir la patience de le faire durer.

Il est du devoir de la famille du patient de tout mettre en œuvre pour faire partie intégrante de la vie quotidienne de leur proche même s’il ne fait preuve d’aucun effort, n’adopte pas une attitude volontaire ou encore pire ne vous reconnaît pas.

Le tout est de rendre cet instant agréable. En effet, il est inutile d’insister sur des évènements passés dont la personne a du mal à se rappeler. La personne âgée se retrouvera en situation d’échec, et vous serez tendus et énervés de par la situation qui n’avance pas favorablement.

Lorsque le malade n’arrive plus à communiquer de façon orale, il faut trouver d’autres moyens d’expression, écrire, dessiner, montrer, mimer. Ainsi, la personne âgée se sentira soulagée de voir qu’elle peut encore communiquer ses idées et se faire comprendre, même si elle a perdu l’usage de la parole.

Ces instants sont précieux, voire indispensables lors du traitement de la maladie. La famille doit s’imposer ce temps de partage, de complicité. Elle doit capter l’attention du proche atteint de la pathologie. Pour ce faire, il existe différents moyens, lui caresser la main, l’interpeler par son prénom ou un diminutif, que vous aviez pour habitude d’employer.

Toutes ces méthodes sont autant de bienfaits apportés au malade. Le choix du cadre joue également un rôle crucial. Il faut choisir un endroit paisible, calme, (le bruit peut déconcentrer le malade), agréable, et pourquoi pas, un endroit qui parlerait de lui-même, un jardin où la personne avait pour habitude de se promener lorsqu’elle était plus jeune et plus lucide.

Il est évident qu’apprendre qu’un parent souffre de cette maladie peut choquer, voire détruire les enfants, mais il faut se forcer et se rapprocher encore davantage de lui, là où bon nombre de personnes seraient tentés à faire le contraire.

Les familles doivent comprendre que la maladie d’Alzheimer, comme toutes les maladies liées à la démence, surviennent, pour la plupart, sans crier gars et soumettent tout l’entourage du malade à un nouveau rythme de vie, à de nouvelles priorités…

Le malade, même s’il crie, s’il se débat, s’il devient agressif, subit cette maladie, et trop de familles, choisissent la solution de facilité de s’en éloigner et de le confier à des étrangers, certes professionnels, mais qui ne connaissent rien de lui, de ses goûts, de son passé, de ses moments de bonheur ou de malheur. Alors un appel est lancé aux familles dont le parent souffre de cette terrible maladie, soyez forts et soyez proches !

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