Comment prévenir la dénutrition du patient Alzheimer ?

Veiller à la bonne alimentation d’un proche atteint de la maladie d’Alzheimer, à domicile comme en établissement, est essentiel. Et cela dès l’annonce du diagnostic. Le risque de dénutrition est grand, avec de sérieuses conséquences sur le déclin cognitif et la baisse du tissu musculaire, responsables de chutes entrainant bien souvent des fractures du col du fémur, ce qui représente la principale source de grabatisation chez les personnes âgées…

Ainsi, le guide « Alimentation et Alzheimer », à l’usage des aidants à domicile et en institution, explique précisément comment les troubles alimentaires du patient Alzheimer peuvent être prévenus et traités.

Qu’il s’agisse, en début de maladie, de la perte d’appétit, de la sensation de soif, d’un amaigrissement soudain et involontaire, jusqu’aux problèmes de déglutition engendrés par Alzheimer à un stade évolué. Enfin pourquoi l’assistance quotidienne devient nécessaire pour alimenter son proche à un stade critique.

« Il faut constamment veiller au fait que l’alimentation soit suffisante, car elle intervient pendant toute l’évolution de la maladie.Une perte de poids involontaire peut précéder la survenue des troubles cognitifs dans environ 40 % des cas. Et la perte de poids survient toujours au cours de l’évolution de la maladie en l’absence d’une prise en charge spécifique. » explique dans l’introduction du guide, Monique Ferry, gériatre-nutritionniste, et chercheur à l’INSERM.

Comprendre le refus alimentaire, favoriser une ambiance propice lors des repas, proposer des boissons enrichis, des plats mixés, accepter d’autres façons de manger, y compris avec les doigts, assurer la qualité des repas en institution… tout doit être entrepris pour maintenir l’équilibre nutritionnel des personnes atteintes d’Alzheimer.

Et cela « pendant toute son évolution, insiste Monique Ferry, depuis le diagnostic potentiel de la maladie, où le rôle conjoint de l’alimentation et de l’activité physique est essentiel, jusqu’à la fin de vie, en adaptant les mesures proposées à la situation clinique du patient… et de l’aidant. L’objectif est de favoriser une stabilisation, ou un plus lent déclin de l’état cognitif mais aussi de l’état global de santé le plus longtemps possible. »

Pour en savoir plus: « Alimentation et Alzheimer » Guide pratique à l’usage des aidants à domicile et en institution. S’adapter au quotidien. Par Caroline Rio, Céline Jeannier, Hélène Lejeune, Martine Noah, Sandrine Amigon-Waterlot, Dr Carol Szekely.

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