Comment l’aromathérapie peut-elle aider les patients Alzheimer à stimuler leur mémoire sensorielle ? Troisième et dernière partie

Le Docteur Pénoël, effectuant une séance d’aromathérapie, à l’aide de lunettes olfactives...

Quels types d’arômes peuvent-ils stimuler véritablement la mémoire olfactive du patient Alzheimer et être utiles dans ce processus ?

Dans l’approche développée par le Dr Pénoël*, il est crucial de travailler avec les outils les plus naturels possibles. Cette approche appelée « Aromathérapie Quantique® » permet d’emblée de travailler avec des outils de qualité qui proviennent du monde vivant : plantes, arbustes, distillation ou expression de feuilles, racine, écorce, sommités fleuries, bourgeons…

Dans le travail de l’accompagnement de la maladie d’Alzheimer, il s’agit de s’assurer de la qualité des produits utilisés et de choisir avec soin les huiles essentielles

Elles doivent être 100% pures et naturelles, non rectifiées, non fractionnées, non synthétisées.

« En effet, précise le Docteur Pénoël, en Aromathérapie Quantique® on utilise des huiles essentielles qui proviennent des plantes et qui sont donc 100% pures et naturelles, on n’a pas recours aux molécules de synthèse, à savoir les odeurs reconstituées artificiellement. Ainsi dans le travail d’accompagnement des patients atteints de la maladie d’Alzheimer, les huiles essentielles les plus utilisées seront donc :

  • Les huiles essentielles fruitées telles que les agrumes
  • Les huiles essentielles forestières : conifères, eucalyptus
  • Les huiles essentielles florales : géranium, rose…
  • Les huiles essentielles culinaires : cumin, aneth.

A ce propos le Dr Pénoël ajoute : « Une huile essentielle particulièrement intéressante pour son odeur culinaire est le « kaliteri », cette huile essentielle en provenance de Bolivie a la force olfactive de l’Origan et la douceur de la marjolaine, ces odeurs à la fois connues et nouvelles sont propices à stimuler l’aspect mnésique. De plus, des huiles essentielles aux senteurs exotiques en provenance d’Australie et de Tasmanie comme par exemple HEQBI Fragonia et Kunzea ambigua pourront être proposées aux patients. »

Il s’agira d’introduire les odeurs de façon progressive en partant de celles qui sont les plus connues par le patient vers celles qui le sont moins, et cela afin de favoriser de nouvelles connexions neuronales.

Ces odeurs permettront par ailleurs d’agir sur le niveau de nervosité et d’agitation du patient.

Comment peut-on se procurer ces huiles essentielles dans le cadre d’un usage quotidien, à domicile, ou les utiliser de manière sûre lorsque le patient est hébergé en établissement pour personnes âgées dépendantes ?

Désormais, on peut trouver un certain nombre d’huiles essentielles en pharmacie ou en herboristerie.

Par ailleurs, l’Ecole Pénoël propose des ateliers et des stages pour toutes personnes désireuses de s’initier à l’utilisation des huiles essentielles pour eux-mêmes ou les patients qu’elles souhaitent accompagner.

Rose-Marie Pénoël qui accompagne le Dr Pénoël lors de ces voyages pour découvrir de nouvelles ressources aromatiques est responsable du laboratoire Osmobiose, fondé en 1991.

Ainsi, en se basant sur ces recherches, elle sélectionne des huiles essentielles selon une « sécurité intrinsèque » c’est-à-dire que les huiles essentielles comportant des risques ne sont pas proposées. De fait, le laboratoire veille à sélectionner le genre, l’espèce et le chémotype éventuel de la plante. Par exemple Osmobiose propose la menthe poivrée et non la menthe « pouliot » qui est neurotoxique.

Cette charte qualité comporte 7 critères de sélection : entre autres, la qualité du sol, l’ensoleillement, le temps de distillation, la vérification avec des bulletins d’analyse (la chromatographie) pour identifier les molécules contenues dans chaque huile essentielle.

Quelles compositions aromatiques peut-on utiliser dans les établissements pour personnes âgées, et comment procéder ?

Si le personnel aidant souhaite utiliser les huiles essentielles auprès des patients atteints d’Alzheimer sans avoir de formation au préalable en aromathérapie, il serait judicieux de simplement diffuser des huiles essentielles dans la pièce.

Ainsi, Rose-Marie Pénoël qui travaille avec les personnes âgées explique :

« En général je choisis des huiles essentielles qui suivent des mariages harmonieux de senteurs, je prépare un « un ternaire de trio aromatique» sélectionné par le laboratoire Osmobiose en format de 5 ml que je mélange dans un flacon vide de 15 ml. Ma préparation est prête pour plusieurs semaines . Je m’assure de faire une sélection d’huiles essentielles adaptée aux personnes âgées avec des molécules douces, efficaces et agréables à l’olfaction. »

  • La composition agrumes utile pour combattre l’agitation et l’anxiété diffusée pendant 15 jours favorise la détente.

Il s’agit des 3 huiles essentielles suivantes : HEQBI Orange, HEQBI Mandarine verte, HEQBI pamplemousse.

  • La composition florale, citronnée contre l’irritabilité, diffusée pendant 15 jours favorise, elle, la bonne humeur.

D’autres huiles essentielles telles que: HEQBI lavande vraie, HEQBI Fragonia™, HEQBI Eucalyptus staigeriana sont fortement recommandées auprès des patients sensibles.

  • La composition forestière afin de combattre l’apathie, le manque d’intérêt, diffusée pendant 15 jours permet de retrouver un regain de dynamisme mental. « Dans ce cas, les 3 huiles essentielles appropriées sont: HEQBI Sapin géant, HEQBI Sapin pectiné, HEQBI Pin sylvestre.

Je diffuse cette préparation dans la pièce 15 minutes 4 fois par jour. J’alterne ces 3 préparations tous les 15 jours, mais si je m’aperçois que le groupe est plus agité qu’à l’accoutumée alors je reste une semaine de plus sur la préparation qui semble la plus adaptée. J’encourage également les aidants à tenir un petit carnet pour noter les évolutions et identifier si telle ou telle composition aromatique semble induire un état particulier. »

Le personnel devra veiller à ce que le patient ne mette par le nez sous le diffuseur (certaines personnes ont les muqueuses respiratoires fragiles) mais simplement laisser la diffusion aromatique imprégner la pièce.

Il faut toujours diffuser des huiles essentielles pures, jamais diluées dans de l’alcool, ni de l’eau ni de l’huile -s’il s’agit d’un diffuseur électrique.

L’aidant peut aussi imprégner ces compositions aromatiques sur une mouillette, une lunette olfactive ou sur un petit stick inhalateur afin que le patient respire l’odeur à loisir.

Sur demande un animateur formé à l’Aromathérapie Quantique® peut également intervenir dans les centres hospitaliers ou maisons de retraite.

Pour se procurer les huiles essentielles QBI®: www.osmobiose.com 04 75 76 83 42

Pour suivre un stage ou une initiation en Aromathérapie Quantique®, contactez : www.ecolepenoel.com Tél : 04 75 25 68 06

Propos recueillis par Isabelle

*LeDr Daniel Pénoël est co-auteur de « Médecine aromatique, médecine planétaire » « Urgences et soins intensifs » « Pratique Aromatique Familiale’ » « l’Aromathérapie Exactement ».

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2 commentaires sur “Comment l’aromathérapie peut-elle aider les patients Alzheimer à stimuler leur mémoire sensorielle ? Troisième et dernière partie”

  1. Anne dit :

    Je ne connaissais pas cette pratique. Si ça peut aider les patients atteints d’Alzheimer notamment, c’est une bonne chose…

  2. Kesbi dit :

    Mon pere souffre d’Alzheimer et ma mere de maux divers. Ils sont encore a domicile. J’aimerais leur offrir des huiles, quelle demarche me conseilleriez vous de faire pour les aider ? Je suis a Paris. Merci beaucoup.

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