Alzheimer: Quoi de neuf à l’aube de 2014 ?

Le point de départ de la maladie identifié; Un diagnostic bientôt possible en un clin d’œil; Toujours plus de structures adaptées aux malades d’Alzheimer…Voici quelques unes des bonnes nouvelles concernant la lutte contre la maladie d’Alzheimer en cette fin d’année 2013 !

On sait à présent exactement où commence la maladie, dans le cortex entorhinal latéral. Et c’est précisément de cette région du cerveau, qui communique avec l’hippocampe -siège de la mémoire- qu’elle se répand ensuite.

Bientôt, on pourra diagnostiquer cette maladie neurodégénérative encore plus précocement à travers un examen des yeux…Enfin, toujours plus de structures adaptées aux malades d’Alzheimer se développent dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) en France.

Living With Alzheimers

Identifié par IRM, le point de départ de la maladie d’Alzheimer se nomme le cortex entorhinal latéral !

C’est une équipe de chercheurs de l’Université de Columbia à New-York qui vient de mettre le doigt dessus. Après plus de 3 ans de recherche sur 96 séniors passés au crible de l’imagerie à résonance magnétique (IRM), les chercheurs ont pu enfin déterminer avec précision que la maladie d’Alzheimer démarrait dans cette localité du cerveau, voisine de l’hippocampe le siège de la mémoire. (Sources: Sciences et Avenir 27-12-2013 et Revue Nature Neuroscience 22-12-2013)

Ainsi, pour le Pr Bruno Dubois, neurologue au CHU de La Pitié–Salpêtrière à Paris et directeur de l’Équipe INSERM Cognition, Neuro-imagerie et Maladies du Cerveau : « Le cortex entorhinal latéral communique avec l’hippocampe qui est le péage de l’autoroute des souvenirs. Cela confirme bien que la maladie d’Alzheimer débute par un trouble de mémoire ».

D’où l’importance d’engager un dépistage dès les premiers troubles de la mémoire, au sein notamment des centres mémoire labellisés, sur prescription du médecin référent, en binôme avec le neurologue.

Quant au fait de savoir si c’est la protéine Tau ou le peptide bêta-amyloïde qui est à l’origine de la neurodégénérescence, et bien il semblerait que ce soit la conjonction des deux !

group of students working at the laboratory

« Il y avait débat pour savoir laquelle des deux atteintes avaient la primauté sur l’autre, tout le monde se trouve réconcilié par ces résultats !» souligne le professeur Dubois qui précise que « identifier le cortex entorinhal latéral comme point de départ de la maladie n’en fait pas pour autant immédiatement une cible thérapeutique pour de futurs médicaments. C’est une zone du cerveau difficilement accessible. Mais c’est un élément important à ajouter au dossier ».

On assiste donc à une avancée majeure dans la compréhension de la maladie et de son développement.

« Sapphire II » l’appareil ophtalmologique capable de voir Alzheimer en un clin d’œil !

En effet, l’autre point essentiel dans la lutte contre Alzheimer, reste un diagnostic plus précoce, avant les premiers symptômes que sont les troubles de la mémoire, puisque l’on sait que la maladie est présente plus de dix ans avant l’apparition de ces premiers signes.

Ainsi, bientôt un examen des yeux permettra de révéler « la signature bêta-amyloïde des patients ». C’est ce que vise l’appareil ophtalmologique révolutionnaire « Sapphire II » mis au point par la société américaine Cognoptix.

Testé sur une vingtaine de volontaires, les essais cliniques ont montré leur efficacité avec une spécificité de 95% à distinguer les patients suspectés de porter la maladie (Sources: silvereco.fr 27-12-2013)

« Cette étape clinique est un pas en avant gigantesque dans le développement d’un test précoce et d’un diagnostic non-invasif de la maladie » conclut Paul Hartung, Président et Directeur général de Cognoptix.

Haltes-répit Alzheimer, Accueils de jour,MAIA, PASA, Unités de vie Alzheimer…La prise en charge s’améliore

Senior couple at home focusing on angry man

Enfin, la dernière étape dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer, demeure la prise en charge médicale et sociale des patients. 850 000 personnes sont concernées en France.

Le Plan Alzheimer 2008-2012, renouvelé par le président François Hollande, a permis de manière incontestable de développer tout un panel de structures d’accueil, disséminées sur tout le territoire français.

Marisol-Touraine-et-Francois-Hollande

Il s’agit des centres de mémoire labellisés, des haltes-répit, des Maisons pour l’Autonomie des Malades d’Alzheimer (MAIA) des centres d’accueil de jour offrant des activités thérapeutiques, ainsi qu’une information et un soutien réel aux malades et à leurs aidants familiaux, en passant par les Équipes Spécialisées Alzheimer à domicile (ESA), les Pôles d’Activités et de soins adaptés (PASA) et surtout les Unités de vie Alzheimer situées au sein des EHPAD capables d’héberger un petit groupe de patients dans des conditions optimales de sécurité.

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A titre d’exemple, dans le Sud-Ouest, une de ces unités protégées Alzheimer vient de voir le jour au sein de l’EHPAD de l’Aube. Elle accueille depuis la mi-novembre, 14 patients dans un espace de 800 mètres carrés, sécurisé par digicode, pourvu d’un patio intérieur et d’un jardin thérapeutique.

Les personnes hébergées bénéficient d’activités adaptées basées sur la stimulation multisensorielle, à travers la musicothérapie, l’art-thérapie, la zoothérapie, des ateliers cuisine, et font même du jardinage lorsque le temps le permet.

Une prise en charge sociale et médicale de qualité nécessaire pour accompagner au quotidien des patients situés au stade moyen à sévère de la maladie d’Alzheimer.

Le personnel soignant est généralement plus nombreux dans ce type de structure, 4 aides-soignantes, une psychologue et des intervenants extérieurs pour 14 malades. Comme dans toutes les unités de vie Alzheimer, l’équipe est surtout formée aux approches thérapeutiques des patients les plus désorientés.

« Cette unité protégée dispose encore de quelques places. Le coût d’une journée est fixé à 65 euros tout compris. Situé au carrefour des trois départements, nous recevons des personnes de Vendée, Deux-Sèvres et Charente-Maritime », confie au journal Sud-Ouest, Pierre Blois, le directeur de l’établissement.

Un prix encore élevé pour de nombreuses familles à la recherche d’une place d’hébergement capable d’accueillir dans de bonnes conditions leur proche atteint d’Alzheimer. Toutefois, des aides sociales permettant de réduire sensiblement la facture mensuelle existent.

Ainsi, en cette fin d’année 2013, la maladie d’Alzheimer n’est certes pas encore curable mais elle est beaucoup mieux cernée, beaucoup plus tôt, offrant aux patients et à leurs familles une meilleure qualité de vie, et de nombreux espoirs avec des pistes thérapeutiques prometteuses.

I.A

Pour en savoir plus ou pour trouver une place d’hébergement pour votre proche malade d’Alzheimer, n’hésitez pas à contacter gratuitement nos conseillères en gérontologie. Et cela, quels que soient votre région, vos besoins spécifiques et votre budget. Elles vous guideront jusqu’à l’entrée dans l’établissement de votre choix.

Orientation Alzheimer, Numéro vert: 0 805 696 706

 

 

 

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