Aidants : mon proche ne me reconnait plus!

Positive old female portraitComment gérer les pertes de mémoire d’un proche et comment appréhender ses épisodes de désorientation? Cette question, ils sont de très nombreux aidants à se la poser.

Du point de vue de l’aidant Alzheimer

Pour l’aidant, la difficulté consiste d’abord dans l’acceptation de la situation. Arriver à accepter que son proche change, qu’il ne nous reconnait plus. Tout cela est vécu comme un choc par la plupart des aidants familiaux. Ceux ci réagissent le plus souvent par une réaction de déni où ils refusent d’admettre que la maladie empêche leur proche de les reconnaître. Source de souffrance, cette phase de déni ne doit pas perdurer trop longtemps sinon, la prise en charge du malade Alzheimer sera retardée. Plus vite, l’aidant acceptera le diagnostic, plus vite, il pourra mettre en oeuvre le processus d’accompagnement thérapeutique. Ce déni est source de vulnérabilité pour les aidants. Une vulnérabilité qui augmente avec les troubles du comportement, l’aggravation de la maladie, le nombre d’heures et d’années passées, et qui varie également en fonction de l’âge de l’aidant, de sa capacité d’adaptation, comme celle de pouvoir faire le deuil de la relation passée, de l’image de l’autre, et enfin de sa capacité à demander de l’aide…

Du point de vue du malade Alzheimer

A-t-il conscience de ses pertes de mémoire? En souffre -t-il? Il semblerait que oui, certains spécialistes sont d’avis que le malade aurait conscience de ses déficiences lors de ses brèves périodes de conscience. Ce serait cette conscience de leurs déficiences qui engendrerait cette sensation d’angoisse chez les malades atteints d’Alzheimer. C’est également ce qui pourrait être à la source du comportement agressif de certains d’entre eux. La psychologue Judith Mollard, rajoute que :« La maladie d’Alzheimer ne prive pas du jour au lendemain la personne de toutes ses capacités mnésiques mais elle les fragilise progressivement, entraînant souvent une perte de l’initiative,une baisse de l’estime de soi, une possibilité de repli sur soi qui à terme isole la personne malade et l’exclut de toute vie sociale. Vivre avec une maladie grave et longue conduit à des réajustements dans la vie quotidienne, à des redéfinitions de soi et des rapports aux autres qui sont essentiels et qui doivent être accompagnés. »

Attention à ne pas instaurer une relation infantilisante

Essayez d’ éviter de faire les choses à sa place ! Surtout si votre proche se situe au stade léger de la maladie. L’aider, oui, en le guidant, mais en lui laissant le maximum d’autonomie. Aussi, mieux vaut se cantonner à des choses simples, faciles à exécuter. Par exemple: Votre proche est encore capable de s’habiller mais a parfois du mal à choisir. Suggérez-lui en fonction du temps de mettre tel polo gris avec son pantalon noir, mais laissez-le faire. Évitez de le contrarier à tout bout de champ. Cela requiert évidemment des trésors de patience… Gardez-en tête qu’il ne le fait pas exprès. Vous emporter empirerait les choses et le déstabiliserait davantage. Une attitude plus facile à dicter qu’à faire, certes, mais il faut s’y efforcer, pour votre sérénité commune…

 

 

 

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