Aidants Alzheimer, vous faites partie des 11 millions d’aidants de France!

Tablet mit der Diagnose Alzheimer auf dem DisplayEffectivement, 11 millions, c’est un chiffre impressionnant mais qui signifie surtout  que concrètement, au moins un Français sur six soutient au quotidien un parent, un enfant ou en proche en situation de dépendance.

Etre aidant Alzheimer : un engagement de chaque instant

Soins d’hygiène, rendez-vous médicaux, courses diverses, papiers administratifs, ménage, sorties, tout repose sur l’aidant familial. En effet, celui-ci doit veiller régulièrement sur son père ou sa mère – et parfois les deux – à son domicile. C’est également souvent le conjoint d’un(e) époux(se) en perte d’autonomie ou touché par une maladie invalidante comme Alzheimer ou Parkinson ce qui complique encore le rôle de l’aidant. Parmi eux, 58 % sont des femmes et 51 % sont encore des actifs qui doivent jongler entre leur travail et leur responsabilité d’aidant. La tranche d’âge au cours de laquelle les gens sont les plus concernés est celle des 50-64 ans (cas de 31 % des accompagnants) selon les chiffres du baromètre 2017 publié par la Fondation April et BVA.

Aider un proche, c’est faire de lui une priorité

Et c’est ce qui rend cette responsabilité difficile à porter. L’aidant se retrouve à devoir assumer une charge physique mais également mentale qui peut excéder ses forces. Et ce malgré la meilleure volonté du monde. Cet état de fait a d’ailleurs été récemment mis en exergue grâce aux témoignages recueillis par l’Observatoire connecté de la Fondation France Répit qui prouvent l’état du surmenage dont ces femmes et ces hommes sont l’objet, de leurs journées longues et épuisantes, et de leur sommeil devenu compliqué et qui abîme leur santé à petit feu. Pour s’en préserver, il existe heureusement des précautions à prendre. Selon Judith Mollard-Palacios, experte psychologue à France Alzheimer : « Ce que nous devons bien garder à l’esprit, c’est qu’il faut savoir préserver des espaces à soi, des moments de récupération qui vont permettre de maintenir un équilibre psychologique et une implication le plus longtemps possible. ».

La reconnaissance du statut d’aidant

Ces dernières années, la reconnaissance du statut d’aidant se précise, surtout depuis le 1er janvier 2016, avec l’entrée en vigueur de la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement (ASV). Depuis le 1er janvier 2017, un nouveau pas a été franchi en ce qui concerne la reconnaissance de ce statut grâce au congé de proche aidant. Cette nouvelle mesure a été mise en place pour permettre aux aidants d’avoir une meilleure «articulation entre la vie professionnelle et la vie personnelle et familiale», selon les termes mêmes du décret d’application. En bref, cela signifie que  les salariés accompagnant une personne de leur entourage en perte d’autonomie peuvent désormais bénéficier d’un congé nommé « congé proche aidant ». Ce congé, bien que sans solde, peut avoir une durée de trois mois. Il est renouvelable une fois et peut être transformé en activité à temps partiel. Ce nouveau type de congé s’adresse également aux aidants n’ayant pas de lien de parenté avec leur aidé ainsi qu’aux aidants de personnes accueillies en établissement ou autre.

Pour en savoir plus, lisez le guide des aidants de Retraite Plus.

 

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